Ni électrons, ni moutons, mais protons !
Publié le 15/12/2008 | Auteur: Marline BOREVA | Thèmes: Communication, Information, Télévision, Violence, Vocation | Tags: cancer, Communication, communiquer positivement, Information, pensée positive, proton, remède, Télévision, Violence |Les antidotes de notre société. La matière a ses électrons, ses neutrons et ses protons, la pensée aussi. Par analogie, un proton est chargé d’une pensée positive.
Communiquer positivement, je crois que c’est “le remède clef” aux maux de notre société. En tous cas c’est l’essence des « contre-propositions » que je vous ai promises dans mon article précédent (« Contre-proposition !!! ») et que je vais vous livrer ici :
Premièrement, en ce qui concerne la violence des jeunes (ou des moins jeunes), je ne pense pas que ce soit en blâmant davantage (qui revient à lui opposer une autre forme de violence) qu’on y mette fin. C’est un peu ce que fait la chimiothérapie pour tenter de guérir un cancer. C’est une médecine qui traite les symptômes plutôt que les origines du mal. Sans doute parce que nous en cernons encore mal les origines.
La violence s’apparente à une forme de cancer de notre société. Et ce que je vous propose, c’est une médecine des causes plutôt qu’une médecine des symptômes, comme il est coutume de le faire. Cela nécessite donc de bien en cerner les causes.
A l’origine de tout comportement, il y a des « croyances », des « préjugés », conscients ou inconscients. Dans ma pensée « Pour que les petits deviennent grands et que les faibles deviennent forts…Goûtez ma soupe » j’ai commencé à énoncer 4 types de croyances erronées qui sont probablement à l’origine de la violence des « criminels » :
1°) qu’ils sont victimes d’une injustice
2°) qu’un bouc émissaire allègera leur mal être
3°) que la violence peut être un remède
4°) qu’ils contrôlent les effets de la violence
Les actes violents sont les fruits de ces pensées erronées (qui intoxiqueront celui qui les a plantées). Or communiquer, c’est transmettre une pensée. Et parallèlement à la matière qui a ses électrons (négatifs), ses protons (positifs) et ses neutrons (neutres), je dirais qu’il y a trois grands types de pensées :
- les pensées positives (ou constructives) qui produisent des actes bénéfiques
- les pensées négatives (ou néfastes) qui produisent des actes toxiques
- les pensées neutres (ou influençables) qui produisent des actes neutres
Il s’agit donc, à mon sens, d’annihiler les quatre pensées néfastes que j’ai identifiées en leur opposant des pensées constructives :
1+) certes il existe des injustices et il faut les combattre par des moyens adaptés qui ne nuisent pas à des innocents : ainsi on passe du statut de « victime » à celui d’ « homme responsable » qui agit pour améliorer la société dans laquelle il vit. Tant qu’on est vivant on peut agir ! C’est ce qu’a très bien compris Abd Al Malik (auteur de la chanson de rap « C’est du lourd » dont j’avais fait l’hommage dans « pour que les petits deviennent grands …») qui s’est exprimé sur l’émission « Revu et Corrigé » du 13 décembre 2008 de manière très intelligente, à la fois sur le thème de la télé et de la violence (je vous invite à regarder cette émission sur http://www.france5.fr/revuetcorrige/index-fr.php?page=accueil). Seul point de divergence : quand un téléspectateur qui l’admire beaucoup lui a demandé s’il allait s’investir dans la politique, il a répondu « à chacun sa place, moi je suis un troubadour, je suis un artiste […] ». Or à mon sens il n’y a pas d’incompatibilité entre le fait d’être un artiste et celui de faire de la politique. Pour moi, « être à sa place », c’est faire ce qu’on se sent appelé à faire, c’est réaliser sa vocation, sa « mission originelle », qui est toujours aussi unique que l’individu qui doit la mener. Ce n’est pas rentrer dans une case qui s’appellerait « artiste » ou « politicien » ou « ouvrier » etc. On peut être tout cela à la fois. Et je dirais même qu’exceller à ce qu’on fait, « en étant unique et en faisant la différence » (cf. extraits du « Dirigeant du 3ème millénaire »), d’une certaine manière, c’est un art. Donc un politicien peut être un artiste, un ouvrier aussi, le contraire étant vrai également.
On voit bien que pour combattre cette première pensée erronée, il faut également combattre les injustices qui la génèrent. Or comme l’a très bien dit le journaliste et essayiste Guy Birendaum à cette même émission “Revu & Corrigé”, « l’information est cruciale ». Parce que l’information donne les clés pour agir. Et l’information est forcément communiquée : comment est-elle communiquée ? Positivement, négativement ou neutralement ? Guy Birendaum nous dit encore qu’elle est « intoxiquée, manipulée, bougée ». Abd Al Malik et lui posent à juste titre la question « pourquoi parler uniquement des trains qui arrivent en retard et pas des trains qui arrivent à l’heure ? ».
Augustin Legrand, ambassadeur des « enfants de Don Quichotte » (association qui a pour but de donner un logement aux sans abris) milite pour que la société et les politiciens soient informés des maux des sans abris et de leurs causes multiples (qu’il a surnommées les divers « robinets »), afin que ces maux puissent être soignés et guéris. L’information, c’est un peu l’équivalent du diagnostic du médecin. Si celui-ci est erroné, le remède sera forcément mauvais. D’où son importance cruciale. Et d’où l’intérêt pour les politiciens à être conseillés par des hommes de terrain aptes à les informer sur les origines des maux (les fameux « robinets » d’Augustin Legrand) plutôt que sur leurs symptômes plus facilement identifiables (y compris par le grand public).
Aussi, dans le cahier des charges de la nouvelle télévision publique, je pense qu’il serait pertinent de proposer un nouveau traitement de l’information, qui aborde au moins autant les informations positives que celles qui sont négatives. Car à force de ne voir et de ne montrer que le pire, nous attirons le pire. Sans aller jusqu’à se concentrer sur le meilleur de notre société (ce qui serait bien utopique actuellement), nous pourrions au moins l’honorer davantage. C’est notamment la vocation des organismes qui visent à valoriser « l’entrepreneuriat social » dont je vous avais parlé dans une lointaine pensée précédente. La télévision publique pourrait se rapprocher de ces organismes.
Concernant les autres points, à savoir la pensée:
2-) qu’un bouc émissaire allègerait leur mal être
je lui opposerais la pensée suivante :
2+) ce qu’ils font à autrui, ils le font à eux-mêmes, que ce soit en « bien » ou en « mal » : donc s’attaquer à un « bouc émissaire », par définition, ne ferait qu’empirer leur mal être.
En ce qui concerne les points 3 et 4, je les aborderai dans une prochaine pensée, « le marketing de la pensée positive ou comment être un super proton
»…
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Que tous les Français concentrent leurs énergies à surmonter la crise et à aider les plus démunis en leur apportant une aide qui leur permettrait de se loger dignement. Comment?
J’ai constaté que la plupart des SDF sont de sexe masculin et de plus en plus jeunes, pourquoi ne pas rétablir le service militaire qui permettrait à beaucoup d’entre eux d’être nourris, logés dignement et d’apprendre un métier. Combien de personnes ont une vie décente actuellement grâce à l’armée? Les militaires sont très utiles à la population surtout dans les situations de catastrophes naturelles. Les frais d’entretien dont ils bénéficient sont largement couverts par leur travail, de surcroît, la présence des forces militaires rassurent.
Autre idée : il faudrait traiter les SDF suivant leur situation familiale et professionnelle. Les SDF qui ont un emploi mais qui ne gagnent pas assez pour se payer un loyer doivent pouvoir bénéficier d’un logement financé par l’Etat pendant une certaine période du moins jusqu’à ce que leur situation financière s’améliore. L’etat pourrait aussi mettre à disposition des SDF des logements décents et des moyens d’insertion efficaces par exemple leur permettre de subvenir à leurs besoins en mettant à leur disposition une portion de terrain agricole qu’ils pourront cultiver et faire de l’élevage pour leur propre consommation. Bien évidemment cette mesure ne peut pas être mise en application dans les grandes villes, il convient que ces personnes acceptent de vivre et de travailler à la campagne. Pour arriver à la solution zéro SDF, bien des réformes doivent encore être adoptées. La crise actuelle n’a fait qu’empirer la situation des plus démunis mais aussi des classes moyennes. Je ne pense pas que pousser les consommateurs à s’endetter pour consommer plus soit une solution, je serais plus confiante dans les investissements entrepris par ceux qui en ont les moyens. Les milliardaires pourraient construire des logements sociaux et les mettre gracieusement à la disposition des plus pauvres. Ils participeraient ainsi à la sortie de crise et à l’amélioration du niveau de vie des français et ce serait tout à leur honneur : “Se sentir utile aux autres apporte bien plus de bonheur que n’importe quel confort matériel, n’est-ce-pas?”
100% d’accord avec cet art de penser et art de vivre au positif.
D’électron libre indépendant vers le proton positif bienveillant, on reconnait bien là la voie tracée et le parcours scientifico-spirituel de l’auteur.